La restauration de l'orgue : un choix qui s'explique...

Un choix qui s'explique par la place que tient l'instrument dans la vie cultuelle de la paroisse :

En 1998, l'orgue a été joué au cours de 270 offices, se faisant entendre chaque Dimanche à près de 600 paroissiens (sans oublier les offices exceptionnels tels que la messe de minuit qui rassemble environ 1000 personnes).

Un choix qui s'explique par rapport à l'ensemble des instruments de la Métropole :

Soulignons d'abord que l'orgue de St-Christophe est un des instruments les plus importants de l'agglomération lilloise. Il privilégie la littérature des XIXème et XXème siècles, et complète parfaitement le parc instrumental déjà existant. Citons, pour mémoire, quelques uns de ces orgues avec leurs particularités :

> dans l'esprit Baroque Français : St-Martin à Roubaix,

> dans l'esprit Baroque des XVIIème et XVIIIème siècles : St-Nicolas à Wasquehal et bientôt St-Vaast à Béthune,

> dans l'esprit symphonique des XIXème et début XXème siècles : St-Etienne, St-Sauveur et St-André à Lille,

> dans un style de transition : église du marais à Lomme,

> dans un style néoclassique : église St-Pierre St-Paul à Lille.

Nous voudrions ajouter ces quelques mots que Philippe Lefebvre, organiste titulaire de Notre Dame de Paris, a eu l'amabilité de nous envoyer :

" Je me réjouis très vivement de la perspective de la reconstruction de cet instrument afin que la ville de Tourcoing et la Métropole soit enfin dotées du grand instrument de concert indispensable à toute action de diffusion culturelle de haut niveau."

Un choix qui s'explique enfin et surtout par l'état de l'orgue :

Nous voudrions mettre l'accent sur 3 faiblesses auxquelles il serait fondamental de remédier :

> la soufflerie, actuellement dans la tour, devrait être déplacée dans le soubassement de l'orgue (à la place de l'actuel positif qui devrait regagner son buffet d'origine). La prise d'air à température ambiante permettrait quand l'église est chauffée :

- de ne pas bloquer les soufflets de la machine barker et du tirage des jeux,

- de ne pas systématiquement désaccorder l'orgue.

D'autre part le déplacement de la soufflerie permettrait de libérer la salle qui se trouve au premier niveau de la tour et donc d'agrandir le musée du carillon.

> la mécanique doit être entièrement restaurée. Les quelques 300 soufflets sont véritablement fatigués (ils datent pour la plupart du début du siècle). Ils ont beaucoup souffert des travaux de l'église et ne présentent aucune garantie de fiabilité dans le temps.

> le Récit devrait être replacé plus bas derrière le Grand-Orgue. Actuellement disposé sous la voûte, il présente deux inconvénients majeurs :

- il est particulièrement sensible aux changements de température (les cornements sont fréquents quand il y a du chauffage),

- sur le plan esthétique, la boîte expressive du récit déprécie le magnifique buffet du XVIIIème siècle.

Ces trois interventions paraissent primordiales, faute de quoi les mêmes problèmes perdureront...